Dans le Pas-de-Calais, l’UE soutient financièrement la création d’un des plus vastes projets hospitaliers
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EN BREF
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Dans le Pas-de-Calais, l’Union européenne apporte son soutien financier à la construction du Nouvel hôpital métropolitain de l’Artois, l’un des projets hospitaliers les plus importants de France. Prévu pour ouvrir en 2028, cet établissement de santé remplace le centre hospitalier de Lens, construit dans l’entre-deux-guerres. Avec un coût estimé à près de 500 millions d’euros, ce chantier ambitieux, qui s’étale sur 85 000 m², mettra en avant des technologies modernes et un approvisionnement énergétique basé sur la géothermie. Le projet doit permettre à la fois de répondre aux besoins de santé d’une population de plus de 650 000 habitants, tout en respectant les engagements écologiques de l’UE.
Le Centre hospitalier de Lens, emblématique de la santé publique dans le Pas-de-Calais, va bientôt céder sa place au Nouvel hôpital métropolitain de l’Artois (NHMA). Avec des investissements atteignant près de 500 millions d’euros et un soutien notable de l’Union européenne, ce projet colossal s’inscrit parmi les opérations de santé les plus significatives en France. Ce changement rédactionnel est également l’occasion d’aborder comment l’UE finance des initiatives visant à améliorer les infrastructures médicales, tout en intégrant des approches écologiques et durables. Cet article passe en revue les détails de ce chantier ambitieux, son impact sur la communauté locale ainsi que les innovations qu’il apporte.
Un projet historique en évolution
Le Centre hospitalier de Lens a été établi à l’entre-deux-guerres, devenant rapidement l’un des principaux établissements de santé du Pas-de-Calais. Avec une capacité de 600 lits et un personnel de plus de 3 000 individus, il a répondu aux besoins de santé d’une région ayant une population supérieure à 650 000 habitants. L’annonce du projet du Nouvel hôpital métropolitain de l’Artois en 2011 a marqué le début d’une transition significative, motivée par un taux d’obsolescence de 77 % à 100 % du site existant.
La nécessité d’une reconstruction complète est devenue évidente, et le désir de moderniser les infrastructures pour mieux servir la population a permis de repositionner le centre hospitalier comme un acteur clé dans l’évolution des soins de santé régionaux.
Le chantier du Nouvel hôpital de l’Artois
Le projet du NHMA représente l’une des plus grandes opérations d’investissement hospitalier en France, parallèlement aux projets des CHU de Nantes et de Caen. Avec un coût global frôlant les 500 millions d’euros, sa réalisation nécessitera six années de travaux. Financé en partie par l’Union européenne grâce au Fonds européen de développement régional (FEDER), le projet bénéficie d’une enveloppe de 4 millions d’euros pour encourager un mix énergétique durable, pilotant l’usage de la géothermie.
La phase de démarrage officiel des travaux a eu lieu en 2021, mais les premiers préparatifs étaient déjà en cours depuis des années, avec des études de dépollution et des sondages afin de garantir une base solide pour le nouvel établissement.
La conception et la fonctionnalité de l’hôpital
Le projet couvre une surface de 85 000 m² et sera conçu pour faciliter l’accès aux soins tant pour les Lensois que pour les résidents des communes environnantes. Réparti sur cinq niveaux, le nouvel hôpital se composera de trois pôles principaux : mère-enfant, chirurgie et médecine. Cette structure vise à optimiser la gestion des services de santé, tout en répondant aux exigences modernes de la médecine.
En effet, le NHMA sera doté de nombreuses innovations, incluant une piste d’atterrissage pour hélicoptères, 16 salles d’opération, 4 IRM, et un centre de radiothérapie avec trois accélérateurs de particules. Pour améliorer la prise en charge des patients, l’établissement proposera également un service de médecine nucléaire et des soins palliatifs, avec un total de 617 lits, représentant une augmentation par rapport à l’ancien site.
Un projet écoresponsable
Au-delà de l’infrastructure médicale, le projet du NHMA embrasse également une autre dimension cruciale : l’approvisionnement énergétique. Le nouvel hôpital vise à s’appuyer en grande partie sur des sources renouvelables, intégrant un système de géothermie sur nappe pour satisfaire environ 82 % de ses besoins énergétiques. Ce système révolutionnaire fonctionne en captant l’eau d’une nappe phréatique pour extraire et reproduire la chaleur, contribuant ainsi à réduire l’empreinte carbone de l’établissement.
Le financement d’environ 9 800 000 € pour la mise en œuvre de cette technologie est en partie soutenu par le FEDER, soulignant l’engagement de l’UE en faveur de projets favorisant une transition énergétique et un futur plus durable.
Les enjeux de la transition
Le passage du Centre hospitalier de Lens au Nouvel hôpital métropolitain de l’Artois soulève également des interrogations sur l’avenir de l’ancien site hospitalier. Une convention a été établie en novembre 2022 pour lancer des études sur les futurs usages de ce bâtiment historique, construit il y a plus d’un siècle. L’objectif sera de maintenir la richesse patrimoniale de cet édifice tout en répondant aux nouvelles exigences urbaines et sociales.
D’une part, ce projet de réaménagement inclura des efforts pour préserver les valeurs architecturales qui ont fait la renommée de l’établissement, d’autre part, il doit se projeter vers un avenir qui favorise un développement dynamique de la région.
Le soutien de l’Union européenne et son impact
Le rôle de l’Union européenne dans ce projet majeur ne peut être sous-estimé, car le FEDER constitue un des nombreux fonds mobilisés pour réduire les disparités de développement entre les régions. En mettant un accent particulier sur la création d’une Europe plus intelligente, plus verte et plus connectée, l’UE soutient des initiatives qui, comme le NHMA, sont le reflet de cette ambition.
Ces partenariats régionaux jouent un rôle crucial dans l’amélioration des conditions de vie des citoyens, en fournissant des infrastructures adéquates pour la santé publique, mais également en accompagnant des projets prometteurs qui favorisent l’innovation et la diversité économique.
Conclusion imminente
Dans un futur proche, la phase d’aménagement des intérieurs et la vérification de la conformité des bâtiments devraient aboutir d’ici le premier trimestre de 2028, marquant ainsi l’ouverture du Nouvel hôpital métropolitain de l’Artois. Le défi principal sera de continuer à veiller sur l’héritage du Centre hospitalier de Lens, tout en embrassant le changement nécessaire pour un système de santé moderne et répondant aux enjeux actuels et futurs.
Les implications de ce projet transcendent le simple secteur médical, touchant à la qualité de vie, à l’emploi, et à la durabilité environnementale, des aspects essentiels pour un développement harmonieux et pérenne de la région.
Pour suivre l’évolution de ce chantier et en savoir plus sur les financements européens, vous pouvez consulter les liens suivants : Les financements européens, Europe en Hauts-de-France, et Programmes de financement de l’UE.

Témoignages sur le soutien de l’UE dans la création d’un vaste projet hospitalier dans le Pas-de-Calais
Dans le cadre de la construction du Nouvel hôpital métropolitain de l’Artois, le soutien financier de l’Union européenne joue un rôle crucial. Certains citoyens de Lens expriment leur satisfaction quant à ce projet révolutionnaire. « C’est une excellente nouvelle pour notre région, déclare un habitant. Avoir un hôpital moderne et bien équipé à proximité va vraiment changer notre quotidien et améliorer l’accès aux soins. »
Les membres du personnel médical se montrent également enthousiastes face à cette évolution. « Nous avons besoin d’installations adaptées pour accompagner efficacement nos patients. La géothermie et d’autres sources d’énergie renouvelables sont très prometteuses pour l’avenir, souligne un médecin. Cela montre aussi que nous nous dirigeons vers une approche plus durable dans le domaine médical. »
Un ancien patient témoigne de son expérience : « Lorsque j’étais à l’hôpital de Lens, je ressentais parfois l’absence de certains équipements. Avec le nouvel hôpital, je suis confiant que de nombreux problèmes seront résolus, et que les soins seront de meilleure qualité. C’est un projet qui bénéficiera à toute la communauté. »
Les élus locaux ne sont pas en reste. « Nous sommes ravis de l’investissement de l’. Cela prouve que notre région est reconnue et soutenue pour ses projets d’envergure, explique un maire. Nous avons hâte de voir les premiers patients profiter des installations en 2028. »
Les familles sont aussi optimistes quant à l’avenir. « Avoir un centre médical d’une telle envergure va rassurer beaucoup de monde. Savoir que mes enfants auront accès à des soins adaptés ici même est un véritable soulagement, souligne une jeune maman. La modernité du projet me donne espoir pour l’avenir de notre santé. »
